Les origines…

Ces pages contant l’histoire du Collège Saint Bertin n’auraient pu voir le jour sans le travail préalable de Monique Ducrocq « Le Collège Saint Bertin de 1561 à nos jours » [1998] et Eric Poteau « Ces Messieurs de Saint-Bertin » [1997] tous deux membres de la Société Académique des Antiquaires de la Morinies

Le collège Saint Bertin est né en 1561, de la volonté de Gérard d’Haméricourt, évêque de Saint-Omer, de venir en aide aux jeunes gens pauvres de Saint-Omer.
« Comme il n’y a rien de plus agréable à Dieu le créateur que faire œuvre de miséricorde, comme nourrir, vestir, faire apprendre lettres ou mestier à pauvres enfans pour gaigner leur vie, lesquels, sans l’aide des gens de bien, ne le scauraient ou polraient faire… »
Il lui donna le nom de « Collège des Boursiers de Saint-Bertin ». Les premiers pensionnaires s’installèrent le 1er mars 1562.
Le premier bâtiment dans lequel il furent accueillis était une ancienne maison de religieuses de l’Abbaye de Ravensgerghe. Elle était située entre l’abbaye Saint Bertin et le couvent des Récollets (lieu actuel du collège), près de la rivière.
Très rapidement le collège s’étendit, occupant tout l’espace situé entre les rues actuelles : rue Saint Bertin, rue des Béguines, Rue de Thérouanne et rue des chats.
Il y eut d’abord 60 boursiers dont 25 étaient originaires de Saint-Omer. Ces derniers recevaient un enseignement simple : lecture, écriture, calcul… Puis, l’enseignement y fut davantage déployé, avec , entre autres, les « humanités ».
En 1566, Gérard d’Haméricourt fit appel aux Jésuites pour diriger le Collège Saint Bertin. Ceux-ci s’établirent dans le bâtiment actuellement occupé par le Lycée Ribot. Les boursiers de Saint Bertin côtoyèrent alors les élèves du collège des Jésuites, arborant des habits différents en signe distinctifs de leur état. La renommée de l’enseignement à Saint-Omer grandit alors pendant deux siècles, bien au-delà de la ville et des frontières, de Boulogne à Ypres et même en Angleterre !
Mais, la révolution coupa temporairement cet élan. Le collège ferma ses portes en 1792…